La rupture étant inévitable il faut l’orienter

C’est comme en aïkido, il faut saisir la force du coup dont on est la cible, non pour le bloquer, mais le réorienter.
Les nationalismes, fascismes, ultra-conservatismes sont les expressions diverses de la rupture qui est en cours (il faut bien voir les choses comme elles sont).
Il y a pourtant une énergie commune à toutes ces forces: l’expression d’un désir de souveraineté de la part des peuples. On constate à travers le monde occidental que nombreux sont ceux tentés de montrer via leur droit de vote que ce sont eux qui choisissent ; quand bien même, et voire justement parce-que, leur choix se porte sur l’épouvantail.

Il n’y a pourtant pas de fatalité. Il faut donc refuser que soient étouffées les offres de rupture progressistes comme elles le sont actuellement.
Ce fut le cas de Bernie Sanders à la primaire démocrate américaine, et c’est, en France, le cas de Mélenchon.
Ce dernier n’est peut-être pas la panacée, mais c’est le seul qui peut, me semble-t-il, à force de propositions concrètes, d’une éthique intellectuelle certaine et d’un soucis pédagogique, convaincre qu’une autre rupture que celle du fascisme est possible.
Tous les autres candidats sont soit prêts à des concessions sans borne au bénéfice des marchés financiers, soit des conservateurs réactionnaires dont la seule issue de relance économique passera par la guerre.
Et aucun d’eux ne pourra créer un mouvement suffisamment porteur pour empêcher les fachos de prendre le pouvoir (et démocratiquement s’il vous plaît) tant le raz-le-bol est fort…
Le désir de rupture est mondial, mais les solutions à la portée des électeurs sont locales. Il faut bien qu’un pays ouvre une brèche, montre qu’il y a des alternatives possibles.

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les « 4 vérités » ce matin : #Melenchon invité, #Cahuzac et #ANI au menu.

un court entretien d’une dizaine de minute consacré à 80% à l’affaire Cahuzac puis la dernière minute 30 à l’ANI.

Sur Cahuzac je note que le journaliste pressé de savoir si Melenchon pense que Ayrault savait (c’est la question qui est sur toutes les bouches) interrompt son invité alors qu’il allait, me semble-t-il, aborder un volet important de cette affaire. Melenchon rappelle (1’30 ») que Monsieur Cahuzac avait l’objet d’une enquête des services fiscaux avant sa prise de fonction et que semble-t-il rien n’ait été trouvé contre lui à cette occasion.

Je continue donc de m’interroger sur le cas de cet inspecteur des impôts qui affirmait à Mediapart avoir alerté sa hiérarchie d’opérations frauduleuses au compte de Jérôme Cahuzac. Il avait été écarté de ses fonctions, je crois me souvenir… On est en droit de s’interroger effectivement sur le fait que l’enquête fiscal diligentée sur le patrimoine de Cahuzac n’ait donné aucun résultat et donc par conséquent sur le fait que ni François Hollande ni Jean-Marc Ayrault n’aient été au courant de la fraude dont s’était rendu leur ministre.

Mais pour autant cela ne devrait pas permettre aux ténors de l’UMP, Jean-François Copé et François Fillon en tête, de faire la morale au PS. Ils ont également leurs casseroles qui certes n’ont pas encore éclatées au grand jour par des aveux… et qui peut-être n’éclateront jamais. Je voudrais simplement leur rappeler que si l’affaire Cahuzac existe c’est parce que des journalistes se sont étonnés que la première action de Jérôme Cahuzac comme ministre délégué au budget fut de commander un rapport sur la vente de l’hippodrome de Compiègne par Eric Woerth  suspecté d’avoir joué de son influence, lorsqu’il était à Bercy, pour favoriser ses proches. Le choix de Philippe Terneyre pour réaliser ce rapport est précisément ce qui a entraîné les journalistes de Médiapart sur la piste de l’affaire Cahuzac. Fabrice Arfi l’explique fort bien dans cet article « Cahuzac les étranges rapports du professeur Terneyre« . Il y a sans doute encore des fils à tirer de cette affaire dont toutes les ramifications n’ont pas été éclaircies.

En ce sens Mélenchon a raison de parler de cette classe d’oligarques qui s’estiment dans leur bon droit lorsqu’ils outrepassent les lois qui s’imposent avec rigueur aux autres.

A la lumière du choc provoqué par l’aveux de Jérôme Cahuzac, l’Accord National Interprofessionnel (ANI) prend automatiquement une coloration particulière. Cet Accord n’est pas un progrès pour les travailleurs. C’est un mensonge que de l’affirmer et je suis totalement sur la ligne de Mélenchon à ce propos. On aura beau nous dire les yeux dans les yeux, en bloc et dans le détail, que les travailleurs ont à y gagner… cet accord sert les intérêts du patronat et celui des capitaux qui exigent des taux d’intérêt toujours plus haut et se foutent pas mal de la misère humaine d’aujourd’hui et des générations futures.

La colère doit nous habiter tout comme elle habite si justement Gérard Filoche après l’aveux de Jérôme Cahuzac. Une colère saine de celui dont la confiance est bafouée tant dans sa dimension morale que politique 

Quand s’en prendre à la finance internationale devient de l’antisémitisme #nawak !

Donc ce samedi 23 Mars 2013 lors du congrès du Parti de Gauche Mélenchon à prononcé ceci selon ce que rapporte Raoul Marc Jennar :

« Qu’a fait le Français dans la réunion? il s’est pris pour un petit intelligent qui a fait l’ENA. C’est un comportement de quelqu’un qui ne pense pas aux français, qui pense finance internationale parce que la cible suivante ce sont les gros fruits ; il s’agit maintenant de saigner les Italiens et les Français »

Je veux bien que quelqu’un vienne m’expliquer, avec des arguments probants, en quoi ces propos sont « antisémites ». Car pour le moment le seul argument avancé par Harlem Désir est une citation de Hitler dans Mein Kampf : « La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation allemande pour son indépendance et sa liberté économique ».

Ce qui équivaudrait à dire que si on pointe la « finance internationale » comme ennemi  (ça me rappelle quelqu’un ou me bourré-je le mou?) on fait référence à Hitler, et donc on est antisémite… A moins que ce soit quand on critique le ministre de l’Économie et des Finance…

Ce que j’en dit c’est que mardi je fais le Séder Pessah en famille et que cela ne m’empêchera pas de célébrer la libération du peuple juif de l’esclavage de pharaon, et surtout, de rêver à la libération de l’humanité de toutes formes d’esclavage… dont celle immédiatement induite par la prédation financière dont font l’objet les démocraties Européennes et leurs peuples.

Mélenchon en soutien a la candidature de Danielle Simonnet

Cet après midi (30 mai 2012) j’ai pu assister au tout début de la réunion publique en soutien à la candidature Front de Gauche de Danielle Simonet pour la 6e circonscription de Paris.
A son arrivée Jean-Luc Mélenchon discute de manière informelle avec un petit groupe de sans-papier sur la politique commerciale que l’Union Européenne impose au pays les plus pauvres. La levée des droits de douane pour les marchandises européenne déclenche automatiquement de flux magratoires vers l’Europe.

La rencontre commence enfin et elle porte sur le thème des jeunes majeurs lycéens qui voient leur scolarité fortement perturbée, voire interrompue, du fait de leur situation irrégulière. C’est Brigitte Wieser, de RESF, qui introduit le sujet.

S’ensuit des témoignages de certains de ces jeunes, présents pour l’occasion. Je vous livre ici l’un d’entre eux.

après des témoignages de jeunes lycéens majeurs et sans papier, Mélenchon évoque l’absurdité de la législation en vigueur.

à cet instant précis j’ai du quitter l’assemblée réunie autour des candidats, dont Martine Billard que j’apprécie tout particulièrement…

Il fallait que je parte récupérer ma fille ainée, regrouper ma petite famille, bien en règle, et retourne vivre à mille lieues de l’enfer que vivent d’autres au quotidien, dans notre beau pays, construit sur une tradition d’accueil… s’il en est. Quelques heures plus tard, je retiens l’essentiel: l’humain, l’humain d’abord.

Mélenchon, candidat à la députation dans la 11e circonscription du Pas de Calais, s’explique sur France Inter

Ce matin Jean Luc Mélenchon était l’invité politique de Patrick Cohen sur France Inter.

L’objet de l’interview était évidemment sa candidature à la députation dans la 11e circonscription du Pas de Calais.

Les médias relaient surtout la première partie de l’intervention comme quoi Mélenchon revendique un peu de respect de la part du PS. Alors les médias peuvent commencer dés aujourd’hui à faire du spectacle… à priori ils seront servis. Mais pour ma part j’ai retenu d’autres moments.

« Est-ce que le mouvement ouvrier, à cette heure, à cet âge de notre histoire, va porter une claire parole de gauche comme la mienne ou bien est-ce qu’il va porter une parole d’extrême droite ? Voilà l’enjeu historique! Cette circonscription va parler au pays entier et le pauvre peuple qui y pâtit va pouvoir parler d’une voix claire… Il va choisir et sa décision s’imposera à tout le monde! » Lire la suite