LAURENCE DE COCK – « Pas une voix pour Lepen »

pour ma part à ce stade rien n’est décidé. Je regroupe ici les prise de positions qui me semble pertinentes pour différents critères.

Dans le cas présent, le principal critère est l’auteur : Laurence de Cock.

lien vers le billet original

Nous y sommes, dans le scénario sordide que nous redoutions tant de voir se reproduire, le Front national au second tour de l’élection présidentielle. Voici le communiqué du collectif Aggiornamento-histoire-géographie.

En tant qu’enseignant.e.s,  chercheur.ses, citoyen.ne.s, il nous est impossible de taire notre  profonde inquiétude sur ces résultats électoraux témoignant de la banalisation du racisme et de la xénophobie au cœur de l’ADN de ce parti, et qui sont un camouflet pour celles et ceux qui, comme nous, considèrent que la connaissance du passé pourrait servir de pare-feu.

L’histoire, car il s’agit de notre matière première, nous enseigne cet engrenage infernal qui, fort d’une crise économique précarisant des millions de personnes, nourrit des prédateurs désignant à la vindicte populaire des « indésirables », étrangers, immigrés, et surfe sur la misère en prétendant enrayer les emballements d’un « système » dont ils ne sont en réalité qu’un simple produit. Le Front National, car c’est de lui qu’il s’agit, affirme avoir achevé sa dédiabolisation, mais une lecture de son programme montre au contraire qu’une voix qui lui est donnée est une âme vendue au diable. Il faudra en effet s’interroger sur les mécanismes de choix électoral d’une partie de la population qui préfère enjamber les valeurs essentielles de la confraternité nationale et internationale, et se lancer aveuglément sur le terrain du fascisme plutôt que d’espérer et bâtir un autre monde où justice sociale et partage des richesses serviraient de boussole politique.

Enfin, parce que nous sommes pédagogues aussi, nous ne pourrons jamais, le cas échéant, cautionner ou même appliquer sans nausée l’entreprise de propagande idéologique assignée à l’enseignement de l’histoire par le Front National : celle d’un roman national conçu comme une légende patriotique et un philtre d’amour de la nation. Nous ne sommes ni marchands de patrie, ni agents matrimoniaux. Pour nous, l’enseignement de l’histoire sert la cause de l’apprentissage de l’esprit critique et de l’émancipation de toute forme d’asservissement. Notre principe est donc celui-ci : nous ne donnerons pas une voix au Front National et nous appelons à continuer et intensifier le combat contre l’extrême-droite.

Vos commentaires sont les bienvenus.

La défense preventive de Macron cache un loup

Je sais, c’est un sujet délicat. Mais cela fait quelques mois qu’on s’interroge à partir des déclarations de patrimoine de monsieur Macron.
Beaucoup de personnes on fait les calculs, les additions, les soustractions, pour constater qu’une partie non négligeable de l’argent qu’il avait gagné avait disparu.
En gros un smic par jour pendant 3 ans ce qui correspond environ à 1200K€ sur la période.
Monsieur Macron a toujours refusé de répondre aux interrogations que cela soulève. Il en a le droit, mais nécessairement cela a pour conséquences que l’interrogation reste en suspens.
Aujourd’hui il arrive chez Bourdin et prévient qu’il va être victime de rumeurs comme quoi il aurait planqué de l’argent dans un paradis fiscal. C’est sûr que cette dernière semaine va être dure pour chacun des 4 candidats en terme de rumeurs et affirmations fallacieuses. Et donc il a raison de vouloir désamorcer le problème et de le traiter préventivement.
Et donc finalement monsieur Macron décide de se livrer lui-même à un petit exercice de transparence en direct chez Bourdin. Je note qu’il aurait pu être profitable donc de répondre il y a quelques semaines aux interrogations qui lui étaient faites plutôt que le faire dans la hâte comme ca.
Mais bon il lance ses chiffres, les millions gagnés chez rotschild, les dépenses de travaux, les remboursements d’emprunts, pour finalement arriver à la conclusion que durant trois ans ses dépenses courantes ont été de 700K€ soit environ 500K€ de moins que les calculs qui justifiaient quelques soupçons.

CQFD!

exit les soupcons 700000 euros de dépenses courantes sur 3 ans c’est beaucoup mais somme toute apparemment raisonnable (640 €/ jour) et donc cela exclue que de l’argent ai pu disparaître dans un paradis fiscal. Exit les rumeurs à venir.

Sauf que dans son calcul livré chez Bourdin, monsieur Macron semble omettre que durant ces trois années il a également été rémunéré. Et que si on additionne ces rémunérations on arrive bien à 500K€ supplémentaires qui du coup donnent l’impression d’avoir effectivement disparus dieu sait où.

En conclusion, il annonce qu’il va etre victime de fausses rumeurs, indiquant par la qu’elles sont fausses, en terme de communication c’est plutôt bien joué. Mais sur le fond il ne nous rassure pas du tout. Car il y a bien environ 500000 euros qui disparaissent comme par magie dans son calcul ce qui a pour effet exactement l’inverse que celui voulu au départ.
Je suis plus soupçonneux que jamais.

Mais où est passé le pognon de Macron ?

Sans prétention de détenir la vérité, votre avis m’intéresse !

Alors qu’il apparaît que Fillon vit largement au dessus de ses moyens s’obligeant à commettre, de son propre aveux, des erreurs à répétition, qu’en est-il de Macron.
Du pognon il en a eu plus que la plupart d’entre nous. Mais aujourd’hui déclare comme patrimoine net 35000 euros à peine 4000 euros de plus que le candidat Poutou dernier de la liste. Ça laisse un peu songeur…
Alors… qu’a-t-il bien pu faire de son pognon lui qui prétend gouverner notre futur ?

La rupture étant inévitable il faut l’orienter

C’est comme en aïkido, il faut saisir la force du coup dont on est la cible, non pour le bloquer, mais le réorienter.
Les nationalismes, fascismes, ultra-conservatismes sont les expressions diverses de la rupture qui est en cours (il faut bien voir les choses comme elles sont).
Il y a pourtant une énergie commune à toutes ces forces: l’expression d’un désir de souveraineté de la part des peuples. On constate à travers le monde occidental que nombreux sont ceux tentés de montrer via leur droit de vote que ce sont eux qui choisissent ; quand bien même, et voire justement parce-que, leur choix se porte sur l’épouvantail.

Il n’y a pourtant pas de fatalité. Il faut donc refuser que soient étouffées les offres de rupture progressistes comme elles le sont actuellement.
Ce fut le cas de Bernie Sanders à la primaire démocrate américaine, et c’est, en France, le cas de Mélenchon.
Ce dernier n’est peut-être pas la panacée, mais c’est le seul qui peut, me semble-t-il, à force de propositions concrètes, d’une éthique intellectuelle certaine et d’un soucis pédagogique, convaincre qu’une autre rupture que celle du fascisme est possible.
Tous les autres candidats sont soit prêts à des concessions sans borne au bénéfice des marchés financiers, soit des conservateurs réactionnaires dont la seule issue de relance économique passera par la guerre.
Et aucun d’eux ne pourra créer un mouvement suffisamment porteur pour empêcher les fachos de prendre le pouvoir (et démocratiquement s’il vous plaît) tant le raz-le-bol est fort…
Le désir de rupture est mondial, mais les solutions à la portée des électeurs sont locales. Il faut bien qu’un pays ouvre une brèche, montre qu’il y a des alternatives possibles.