Le courage de Christophe Dettinger aka #TheFlyingRambo

Force est de reconnaître le courage de Christophe Dettinger.
Courage d’abord impulsé par la colère lorsqu’il frappe des policiers, certes l’un d’entre eux en mauvaise posture mais on n’effacera pas son combat à mains nues contre une rangée de soldats armés et protégés mais surpris par la netteté des coups portés et cette colère, en laquelle bon nombres de #giletsjaunes se reconnaissent.
Courage motivé ensuite par la raison lorsqu’il décide de se rendre, et, conscient ou pas de la portée de ses paroles, de reconnaître son erreur individuelle aux yeux de la loi, démontrant la nature même du mouvement dans son cœur.
Cet homme ne souhaite qu’une société plus juste et ne dispose que de son courage individuel et de la raison collective pour y parvenir contre la raison des plus forts qui imposes ses violences.
Je suis curieux de savoir comment la justice va traiter son cas dans la mesure où son procès ne manquera pas d’être analysées et interprétées sous le prisme de l’équilibre des pouvoirs, des raisons d’état, et de la souveraineté du peuple.

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La gauche en ordre dispersé une fois de plus.

Je ne vais même pas discuter des responsabilités des uns ou des autres qui nous conduisent à la situation actée aujourd’hui. Il n’y aura pas d’union de la gauche, ni d’accords nationaux entre les différents partis et mouvements progressistes.
Déjà pas évidente au départ, désormais l’espoir d’une victoire de la gauche n’est plus qu’une posture de façade qui procède de la dynamique qu’il faudra bien créer pour gagner quelques députés de notre bord.
C’est tout de même dommage! bordel!
Alors qu’au premier tour de la présidentielle on vote à gauche pour plus d’un quart des électeurs, avec l’un des candidats à presque 20%, nous pouvons d’ores et déjà nous asseoir sur le poids parlementaire de cette partie non négligeable de la population. Il y avait de quoi emporter les foules, et c’est tombé à l’eau.
Je me reconnais a priori dans le mouvement de la France Insoumise, et plutôt bien dans le programme « L’avenir en commun », c’est vrai. Je suis tenté de faire porter la responsabilité sur les appareils déjà antiques que sont le PCF, le PS et EELV. Ces trois là avaient tout à perdre dans l’union puisqu’il ne faut pas se leurrer, ce dont il était question du point de vue des directions de ces organisations est le financement public dont elles bénéficient. Ce qui était en jeu dans les tractations de ces derniers jours était la domination par l’argent des forces de gauche. Les installés ont barré la route à la nouveauté, le vent peu souffler rien ne bougera d’ici à un mois.
J’ai commencé en disant que je ne discuterais pas de la responsabilité des uns et des autres, et je finis par prendre parti. Mais j’ai aussi une critique à formuler contre la direction de France Insoumise. Fort de son demi millions personnes signataires dont la moitié ont répondu présent sur la consultation quant au vote du second tour, comment se fait-il qu’une consultation équivalente n’ait pas été organisée sur la question des négociation d’alliance pour les législatives ?
C’est bien dommage car cela aurait sans doute animé beaucoup de discussions et certainement contribué les directions à trouver un point d’accord. Et cela aurait qui plus est respecté l’esprit du mouvement de la France Insoumise.
Voilà, je vais ravaler ma colère, aller rencontrer demain soir le candidat FI de ma circonscription et voir comment je peux me positionner pour apporter ma modeste contribution à la campagne qui vient. Je suis déçu que nous ayons déjà perdu. Cela fait beaucoup de défaites en 10 jours, sans parler des 5 ans qui viennent.
Salut et fraternité.

Quand le PS abuse ses électeurs et les transforme malgré eux en complices

Je suggère que les personnes ayant voté au premier tour de la primaire PS, et qui sont aujourd’hui scandalisés (on le serait à moins) de l’utilisation qu’il est faite de leur voix par le PS, se rendent de nouveau dans leur bureau de vote dimanche, mais pas pour voter….. Pour réclamer la restitution de l’Euro qu’ils ont versé.

François Cocq

urrneOn savait que les primaires en tant que processus relevaient d’une forme de supercherie. La mascarade autour des chiffres de participation à la primaire du PS ce dimanche va plus loin : elle manipule les électrices et les électeurs en rompant le lien entre l’individu et le citoyen, une personne ne valant plus une voix. La participation à la primaire du PS en devient un exercice à haut-risque.

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La rupture étant inévitable il faut l’orienter

C’est comme en aïkido, il faut saisir la force du coup dont on est la cible, non pour le bloquer, mais le réorienter.
Les nationalismes, fascismes, ultra-conservatismes sont les expressions diverses de la rupture qui est en cours (il faut bien voir les choses comme elles sont).
Il y a pourtant une énergie commune à toutes ces forces: l’expression d’un désir de souveraineté de la part des peuples. On constate à travers le monde occidental que nombreux sont ceux tentés de montrer via leur droit de vote que ce sont eux qui choisissent ; quand bien même, et voire justement parce-que, leur choix se porte sur l’épouvantail.

Il n’y a pourtant pas de fatalité. Il faut donc refuser que soient étouffées les offres de rupture progressistes comme elles le sont actuellement.
Ce fut le cas de Bernie Sanders à la primaire démocrate américaine, et c’est, en France, le cas de Mélenchon.
Ce dernier n’est peut-être pas la panacée, mais c’est le seul qui peut, me semble-t-il, à force de propositions concrètes, d’une éthique intellectuelle certaine et d’un soucis pédagogique, convaincre qu’une autre rupture que celle du fascisme est possible.
Tous les autres candidats sont soit prêts à des concessions sans borne au bénéfice des marchés financiers, soit des conservateurs réactionnaires dont la seule issue de relance économique passera par la guerre.
Et aucun d’eux ne pourra créer un mouvement suffisamment porteur pour empêcher les fachos de prendre le pouvoir (et démocratiquement s’il vous plaît) tant le raz-le-bol est fort…
Le désir de rupture est mondial, mais les solutions à la portée des électeurs sont locales. Il faut bien qu’un pays ouvre une brèche, montre qu’il y a des alternatives possibles.